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Photographie historique d'une famille Inuit devant une tente de campement estival.

Un peuple

Groupe d'Inuit, Fort Chimo, 1896. Photographe : A.P. Low, Bibliothèque et Archives Canada C-005591

Inuit historiques

Les Inuit contemporains sont les descendants directs des Thuléens et, malgré de contacts épisodiques avec des Norrois (des explorateurs et des pêcheurs européens durant la deuxième moitié du XVIe siècle), leur mode de vie à la période historique était semblable à celui de leurs ancêtres thuléens. Les premiers contacts plus réguliers qu’ont eu les Inuit du Nunavik avec les Européens débutent durant la première moitié du XIXe siècle lors de l’établissement d’une mission morave à l’embouchure de la rivière Koksoak en 1811, à l’emplacement actuel du village de Kuujjuaq.

Couteau en forme de demi-lune en métal, avec une poignée de bois.

Couteau Ulu, 1900-1909
Collection du Musée McCord, ME930.39.15

Alors que la présence européenne est attestée de façon sporadique dans le détroit d’Hudson et dans la baie d’Hudson au cours des XVIe et XVIIe siècles, des postes permanents n’y sont implantés qu’au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Dans la baie d’Ungava, les premières incursions européennes n’eurent lieu qu’au début du XIXe siècle et ce n’est qu’à partir du début du XXe siècle que des postes y sont ouverts de façon plus permanente.

L’implantation des premiers postes de traite par la Compagnie de la Baie d’Hudson et Revillon Frères marquèrent une période plus soutenue de contacts et d’échanges avec les populations inuit du Nunavik. En 1750, un premier poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, d’abord implanté dans la région du lac Guillaume-Delisle, a été transféré à Kuujjuarapik en 1759. Ensuite, un poste de traite est établi à Kuujjuaq (anciennement Fort Chimo) en 1830, suivi de postes saisonniers à Tasiujaq en 1833 et à Kangiqsualujjuaq (anciennement Rivière George) en 1838. Tous ces postes fermeront vers 1842 en l’absence d’une clientèle régulière. Ce n’est qu’en 1866 que les activités reprennent au poste de Fort Chimo qui demeure le seul poste de traite actif de la baie d’Ungava. Le début du XXe siècle marque véritablement le début de la prolifération de postes de traite au Nunavik avec la création de nouvelles compagnies, dont Revillon Frères qui fut acquise par la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1937. L’établissement de ces postes imposent aux Inuit à devenir de plus en plus sédentaires, leur offrant ainsi un accès direct à des biens de consommation en échange de fourrures.

Même si nous ne connaissons que peu de sites inuit de la période historique, les vestiges qui y sont associés correspondent à ceux de la période thuléenne. Alors que les outils en os, en andouiller et en pierre sont toujours utilisés, le fer tend à remplacer graduellement certaines matières traditionnelles pour la fabrication d’outils quotidiens (pointe de lance, couteau semi-circulaire, etc.). Les armes à feu remplacent éventuellement les armes traditionnelles de chasse. Les habitations restent sensiblement les mêmes (tentes, igloos et maisons semi-souterraines) jusqu’à ce que le canevas ou la toile remplace les peaux dans la confection des tentes. Les dernières maisons semi-souterraines auraient été construites vers la fin du XIXe siècle.

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